La lecture silencieuse en classe de FLE

Les nouvelles réglementations exigent l’utilisation de la lecture silencieuse en classe de FLE. Comme argument, cette activité de lecture  a des avantages évidents dans l’effort d’acquisition de stratégies individuelles de compréhension.

Mais comment faire les élèves comprendre ce concept de lecture ? Établir les règles de l’activité dès le début :

  • Pour éliminer leur tendance à faire autre chose et à chuchoter on peut accepter qu’ils bougent leurs lèvres et on leur demande de murmurer très bas. Ainsi, c’est sûr qu’ils font l’activité demandée ;
  • Après, au fur et à mesure que l’activité se déroule en démontrant, en modélisant et en faisant observer quelqu’un qui lit silencieusement on demande aux apprenants de bouger de moins en moins leurs lèvres, pour arriver à vraiment lire silencieusement ;
  • Expliquer aux élèves que lisant dans « leur tête » ils « pensent » les mots qu’ils voient ;
  • Les textes mises à la disposition des élèves doivent  être variés : histoires à structure répétitive ou cumulative, contes, légendes, bandes dessinées, articles de revues, blagues, romans ;
  • La durée de l’activité de lecture en silence doit être modifiée progressivement : on commence avec trois minutes en première année pour arriver plus tard à quinze minutes ;
  • Il est important d’utiliser cette type d’activité en classe aussi souvent que possible ;
  • On peut aussi donner aux apprenants la possibilité de lire le texte qu’ils veulent, de choisir le matériel eux-mêmes ;
  • On doit installer une atmosphère propice à cette activité où tout le monde fait la même chose, personne ne parle, ni ne se promène ;
  • Même le professeur doit faire l’activité et servir d’exemple ;
  • Il est recommandable d’utiliser une minuterie pour éviter à vérifier l’heure et se concentrer uniquement à la lecture ;
  • Le professeur doit expliquer aux élèves que tout le monde rencontre des mots inconnus au cours de lectures (même les très bons lecteurs) mais que généralement, cela n’empêche pas de lire et d’avoir une compréhension globale du texte ;
  • La manière dont ils peuvent s’expliquer un mot inconnu est de consulter les images qui accompagnent le texte et d’y trouver un indice, de relire les mots ou la phrase qui viennent avant ou après pour deviner le mot qu’ils ne connaissent pas, s’interroger sur les syllabes qu’ils rencontrent dans le mot et qu’ils savaient déjà, demander l’enseignant ;
  • Les règles nous enseignent que le professeur ne doit pas imposer le partage de ce qu’on a lu en silence mais ce partage peut cependant se produire spontanément et contribuer à développer chez les élèves un intérêt pour la lecture ;
  • Il est aussi recommandable d’instituer dans la classe le coin de lecture sous la forme d’une mini-bibliothèque avec des  documents imprimés, correspondant aux intérêts et aux besoins des élèves. Ainsi, les élèves peuvent lire de leur propre initiative ou prenant comme exemple les autres collègues qui font cela. C’est aussi un moyen de se divertir ou de chercher des informations qui peuvent les aider à résoudre une tâche de travail.

Cette entrée par la lecture silencieuse et solitaire dans les textes c’est une méthode qui conditionne pourtant la réception singulière et la mise au jour des diverses interprétations des élèves.  L’efficacité primordiale de ce type de lecture est représentée par sa progression vers la lecture autonome.

 

prof. Ana-Maria Stănilă

Profil iTeach: iteach.ro/profesor/ana.stanila

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