L’approche comportementale dans l’enseignement du FLE

Quand on parle des langues étrangères, le Cadre Européen de Référence pour les Langues (CECRL) nous permet de décrire, de comparer et de comprendre les systèmes d’apprentissages d’une langue étrangère. Le CECRL décrit ce que les individus en situation d’apprentissage d’une langue étrangère doivent acquérir et les dispositifs d’enseignement proposés ; ce Cadre privilégie une entrée par les compétences.
On sait que la compétence est un terme devenu très fréquent dans le vocabulaire courant du monde du travail. Dans le dernier temps, des nombreuses approches permettent de donner un sens au concept de compétence au niveau théorique.

On distingue six approches : l’approche par les aptitudes, l’approche par les savoirs, l’approche par les savoirs-faire, l’approche comportementale, mixte savoirs, savoirs-faire, savoir-être et l’approche par les compétences cognitives. CECRL considère les compétences comme l’ensemble des connaissances, des habiletés et des dispositions qui permettent d’agir. Mais une compétence ne se réduit ni à des savoirs, ni à des savoir-faire ou des comportements. Ceux-ci ne sont que des «ressources» que l’élève doit être capable de «mobiliser» d’une façon ou d’une autre, en vue de la réalisation d’une tâche particulière. La notion de « tâche » est liée à la théorie de l’approche actionnelle. Elle repose sur la réalisation de quelque chose.

Actuellement, certains didacticiens s’accordent pour regrouper les modèles de l’apprentissage selon trois courants : le modèle transmissif, le modèle béhavioriste et le modèle socio-constructiviste.

À l’élaboration du courant socio-constructiviste ont beaucoup contribué les travaux de Piaget et de Vygotsky. Vygotsky a anticipé sur les récentes recherches étudiant les interactions sociales.

Selon le point de vue constructiviste, qui s’appuie sur les données de la psychologie cognitive, l’apprentissage résulte de constructions mentales de l’apprenant. Sa cognition, prenant parti de ses expériences tant physiques que sociales par le biais d’interactions, est est considérée comme une fonction adaptative servant à l’organisation du monde. Par conséquent, les savoirs ne peuvent plus dès lors être envisagés d’un point de vue extérieur ou détaché de celui qui les établit.

Lorsqu’on parle d’approches comportementales, nous devons évidemment tenir compte des valeurs et des attitudes qui doivent être cultivées et développées chez les élèves. Prenons par exemple la protection de l’environnement, qui est un problème majeur de l’humanité ; les élèves peuvent cultiver et développer leurs attitudes envers la protection de l’environnement tout en apprenant une langue étrangère. Évidemment, beaucoup de textes et d’exercices sur ce sujet sont accessibles à tous. Cependant, les élèves apprennent facilement, en jeu, lorsqu’ils doivent rédiger des projets individuels ou en groupe. De cette façon, ils développent des compétences de travail d’équipe (lorsqu’ils parlent d’un projet de groupe). Les étudiants ont la possibilité de travailler à leur propre rythme, de mieux utiliser leur propre style d’apprentissage et peuvent même apprendre de leurs collègues. Ils sont mis dans la situation de négocier, de prendre des décisions, de partager avec d’autres ce qu’ils ont appris, ce qui les aide à participer directement à leur propre formation.

Cependant, pour que les élèves achèvent et présentent efficacement leurs projets, ils ont besoin de conseils (parfois une surveillance discrète) de la part de l’enseignant.

Exemples de projets liés à l’environnement et à sa protection:
1.  La ville du futur. On suppose que l’action se déroule au siècle prochain, lorsque la planète est gravement affectée par la surpopulation. La classe est divisée en 4-5 groupes, chacun ayant pour tâche de trouver des solutions dans un certain domaine: le problème de l’énergie, de la nourriture, du logement, etc. ou tous les groupes peuvent avoir le même thème. Un des groupes d’étudiants peut être, par exemple le Conseil (ou peut avoir un autre nom) qui évalue les solutions et forme un classement des groupes.
2. Pollution dans la région où vous vivez – alternatives. La classe est divisée en groupes, chacun ayant pour tâche d’identifier les sources de pollution et, pour chacun d’eux, de trouver une alternative  « éco ».
3.   « L’Éco-école ou l’école du futur. À quoi ressemblerait une école «éco» du point de vue des élèves.

De cette façon (c’est-à-dire à travers des projets), les étudiants utiliseront la langue étrangère pour la communication dans des contextes authentiques, dans une tâche dans laquelle les activités linguistiques et pratiques sont entrelacées, acquérant des expériences concrètes et formant des comportements durables. Le projet est un cadre approprié dans lequel les élèves peuvent démontrer la compréhension et les compétences acquises à travers le programme scolaire.

La curiosité des élèves, le désir d’affirmer leur personnalité et de devenir plus indépendants, le plaisir à réfléchir sur leur travail sont les points fortes d’un tel projet. Ils sont en mesure d’identifier eux-mêmes leurs difficultés et leurs lacunes et, parfois, ils tâchent d’y apporter des remèdes. Ils expérimentent avec plaisir les bénéfices du travail coopératif et de l’enseignement réciproque.

Bibliographie/ Sitographie
franceza-fse.edu.ro
Un Cadre européen commun de référence pour les langues: apprendre, enseigner, évaluer, Division des Politiques linguistiques, Didier, Paris, 2005
www.researchgate.net/publication/317013948_L'approche_par_competences_une_mystification_pedagogique

 

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