Avantages et problèmes de l’Internet dans la didactique du FLE

L’ordinateur offre bien de possibilités pour transmettre des connaissances et les contenus peuvent être abordés par un traitement interdisciplinaire. C’est un outil pratique, mis à la main de tous dans les établissements scolaires.

Certains enseignants pensent que les activités traditionnelles en groupes de travail sont difficilement à gérer. De ce fait, de plus en plus, ils préfèrent introduire l’ordinateur dans l’activité didactique pour animer le travail en groupe et, par la suite, favoriser l’interaction, la collaboration entre les apprenants. On passe souvent à une relation plus égalitaire ce qui aide l’apprenant à se sentir plus à l’aise.

L’apprenant peut plus facilement réaliser une activité de création ou de découverte en sollicitant ses capacités actives. De cette façon, il devient le personnage principal de son apprentissage et il est impliqué dans des problèmes et des solutions.   L’enseignant anime les groupes, explique les tâches plus difficiles à accomplir, encourage et félicite. On pourrait dire qu’il fait partie du groupe.

D’une part, cet outil stimule l’apprentissage et maintient la motivation. L’Internet offre une autre perspective des cours parce qu’il permet aux apprenants de suivre un rythme propre. Les apprenants sont plus autonomes dans le processus d’apprentissage. Par la suite, les ressources humaines s’impliquent de façon active, en développant la perspicacité, l’attention et la créativité.

Mais au-delà des bénéfices, il y a aussi des inconvénients. D’abord, la collaboration entre les apprenants peut souffrir parce que l’utilisation excessive de l’ordinateur diminue la capacité de discuter, d’argumenter ou de s’exprimer verbalement. Pas tous les apprenants préfèrent une telle instruction si l’on pense aux styles d’apprentissage. Seulement ceux qui adoptent un style pratique aiment l’usage prédominant de l’Internet.

Dans le même temps, Mangenot nous avertit qu’il existe le risque de suivre des pistes fausses puisque l’ordinateur ne peut pas occuper la place du professeur. Celui-ci doit vérifier la véridicité de l’information, la qualité des données fournies  peut être douteuse. Ainsi, les enseignants se confrontent au problème du tri de l’information et des documents à exploiter de bonne qualité, mais aussi à une quantité de termes complexes comme: portail, intranet, forum de discussion, FOAD, logiciels et applications informatiques, autoformation, CMS, scénario pédagogique, moteur de recherche, chat, exercice autocorrectif, FTP, lecteur multimédia, projet pédagogique, weblog, visioconférence, plateforme, cyberallye, plug-in, tâche pédagogique, serveur, podcast, campus virtuel, wiki, simulation, MP3, hébergement, etc.

D’autre part, certains enseignants manifestent des inquiétudes en ce qui concerne:

  • l’organisation matérielle – le son mauvais, la dimension de la salle, les tables et les chaises insuffisants;
  • les apprenants – ils prennent beaucoup de liberté et considèrent ce type de travail comme une récréation. Les enseignants craignent que la classe n’échoue. En outre, si les élèves sont organisés en groupes, il y en a au moins un qui ne fait rien;
  • l’activité pédagogique – le temps insuffisant pour organiser la classe en groupes ou pour passer dans tous les groupes pour donner des instructions ou corriger les fautes.

Poyet  parle d’abord du fait que les études mettent en évidence les effets positifs, mais aussi négatifs de l’utilisation des TIC sur les résultats des élèves. Positivement, on mentionne le développement de la motivation et de l’attention et le fait que le temps d’apprentissage est prolongé pendant et hors de la classe proprement-dite. La partie négative est évoquée par la conséquence « plus générale d’une utilisation intensive des TIC sur les capacités cognitives et langagières des élèves ».

Karsenti (2005) confirme qu’il est difficile d’établir un rapport entre TICE et les acquis des apprenants.

Il y a donc des opinions contradictoires qui, parfois, rendent difficile l’identification des effets liés à l’utilisation des TICE, mais, de nos jours la plupart d’enseignants en ressortent des améliorations en ce qui concerne la motivation, le plaisir d’apprendre, l’estime de soi, le travail en collaboration, les compétences métacognitives.

On parle aussi d’un apport dans le processus d’évaluation, les TIC facilitant l’auto-évaluation. Cela permet un gain de temps pour l’enseignant.

 

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