Avantages et désavantages des méthodes modernes vs traditionelles dans une classe de FLE

Pour mieux apprendre à communiquer dans une langue étrangère il faut placer l’apprenant dans une situation proche de sa vie quotidienne, utiliser des méthodes créatives et interactives afin de lui susciter l’intérêt. D’autre part, il y a des voix qui affirment que les méthodes traditionnelles sont les meilleures pour l’acquisition d’une langue étrangère. Pour mon expérimentation, j’ai choisi de faire un parallèle entre la classe traditionnelle de FLE vs la classe moderne de FLE, c’est-à-dire de découvrir les avantages et les désavantages des méthodes traditionnelles et les méthodes modernes dans l’acquisition du français. Les questions que j’ai posées au cours de cette expérimentation sont :

  • Quelles sont les méthodes idéales pour éveiller l’intérêt des élèves pour l’étude du français ?
  • Quelles sont les difficultés rencontrées lors du choix des méthodes traditionnelles ou modernes ?
  • Quel est le rapport entre les méthodes traditionnelles et celles modernes utilisées dans une classe de FLE ?
  • Quel rôle doit jouer l’enseignant dans le choix des méthodes ?

Mon expérience d’enseignante m’a aide à mieux identifier les difficultés d’acquisition du français chez mes élèves. Il y en a qui se débrouillent bien et très bien dans presque tous les types d’activités proposées, mais il y en a assez qui ont des difficultés à comprendre les taches de l’enseignant, car ils ne possèdent pas des notions minimales de grammaire ou de vocabulaire.

L’hypothèse

On apprend une langue étrangère pour pouvoir communiquer dans la vie quotidienne et transmettre des divers messages dans des contextes réels. Pour arriver à acquérir une compétence de communication, l’enseignant doit attendre les composantes linguistique, socioculturelle et pragmatique telles qu’elles sont présentées dans le CECRL.

L’objectif principal de mon expérimentation est donc d’identifier les meilleures méthodes à choisir pour mener l’apprenant à une certaine indépendance qui lui permettra de s’exprimer librement, de comprendre les autres et de se faire comprendre par les autres. Pour aboutir à cet objectif, il faut se poser la question : Pourquoi apprendre une langue étrangère et, notamment, le français ?

Au cours de mes classes de français avec des élèves de niveau A1 et A2 j’ai trouve quelques réponses possibles : -la note/ -l’intérêt personnel/ l’importance accordée a la matière/ la peur de la sanction/ -l’attachement envers le professeur, – l’atmosphère pendant les classes/ -l’accent mis sur les projets en équipes/ -la découverte d’une autre culture/ -la conscience de l’étude du français dans la vie.

En plus, pour avoir des élèves motivés, tout enseignant devrait avoir une attitude positive face à l’étude du français, en leur expliquant et démontrant en même temps par les thèmes choisis les raisons pour lesquelles il faut accorder a l’étude du français la même importance que celle accordée à l’anglais ou à l’allemand.

La pédagogie traditionnelle est une pédagogie du modèle, du savoir, de l’autorité, de l’individualisme et de la punition. Toutes les informations sont transmises par l’enseignant dont le rôle est d’informer et de tester ses élèves par des exercices. À l’école, on apprend, on ne se divertit pas. Le modèle, est le professeur lui-même. Sans autorité, il perd son statut et le contrôle de sa classe. Toute faute est punie, car c’est la seule modalité d’apprendre.

L’apprentissage devient donc une simple acquisition de réponses à des situations standards, de connaissances et d’habiletés, car on ne stimule pas la créativité ou l’inventivité des élèves. La classe traditionnelle met l’accent sur la réalisation formelle du programme. On ne tient pas compte de l’individu, de son profil psychologique ou de l’évolution de sa pensée créative.

Dans l’enseignement traditionnel du français, ce qui domine c’est le déroulement de la classe d’une manière expositoire. C’est à lui qui reviennent l’organisation de l’activité depuis le choix des textes a étudier, la préparation des questions sur la compréhension des textes, l’explication théorique des notions, la vérification des taches.

Les échanges ont lieu entre enseignant-apprenant, jamais entre les apprenants et sont du type question-réponse. Quant a l’apprenant, il doit observer le déroulement de l’activité imposée par son enseignant et réagir aux moments précis ou son intervention est permise (répondre aux questions, répéter, etc). Il n’a aucune initiative et son apprentissage consiste a mémoriser les listes de mots, les paradigmes grammaticaux et parfois des textes entiers.

Les méthodes traditionnelles s’appuient sur un fondement théorique concernant la langue, la culture, l’enseignement et l’apprentissage. «La langue est conçue comme un ensemble de règles et d’exceptions observables dans les phrases ou des textes, susceptibles d’être rapprochées des règles de la langue de départ, la forme et le sens occupe la place prépondérante dans l’enseignement». (Germain C ;, pag.103). Une attention particulière est accordée à l’apprentissage de la morphologie et de la syntaxe et des listes de mots. L’enseignement est explicite et déductif.

Dans la classe moderne, le rôle de l’enseignant a beaucoup change : les stratégies utilisées, les taches données sont souvent opérées à l’aide d’un outil moderne, l’ordinateur, la tablette, le portable connectes a l’Internet. En les utilisant de plus en plus fréquemment en classe on a observé augmenter la motivation, l’intérêt, on élimine la monotonie et l’ennui. Même les élèves qui ne sont pas très forts en français participent d’une manière active au déroulement des activités, en améliorant de la sorte leur niveau linguistique. Les apprenants ne sont plus de simples objets sans initiative, mais ils deviennent des acteurs qui dévoilent des qualités essentielles chez un individu telles la créativité, la spontanéité, la prise de décisions, la responsabilité.

J’ai choisi de travailler parallèlement deux activités (l’une avec des méthodes traditionnelles et l’autre dans une manière moderne) avec deux classes différentes de l’Ecole G.E. Palade Buzau, ayant presque le même niveau des connaissances de francais. J’ai vérifié le niveau pour toutes les quatre compétences établies grâce à des tests communs qui correspondent au niveau A1/A2 conformément au CECRL. Le groupe de contrôle est représenté par la VIIe C, une classe comptant 21 garçons et 13 filles tandis que le groupe expérimental est représenté par la VIIe A, comptant 17 garçons et 17 filles. Leur intérêt pour le processus éducatif est, en grandes lignes, le même. Tous ces élèves étudient le français comme langue seconde depuis 3 ans, à partir de la première année de collège. Le degré de représentativité des classes choisies est assuré par les similitudes d’âge, par le niveau de scolarisation et d’appartenance à la même culture scolaire.

En ce qui concerne l’échantillon de contenu, j’ai utilisé des compris dans les programmes nationaux et les curricula suggérés par le Ministère, des sujets visant le vocabulaire et les notions de grammaire. Pour assurer l’exactitude, la véridicité et l’actualité des données exposées et des résultats (pour confirmer/ infirmer l’hypothèse de départ), j’ai utilisé dans mon expérimentation, un mélange de méthodes traditionnelles et modernes. Les méthodes et les instruments utilisés ont été : la méthode traditionnelle (traduction en langue maternelle), la méthode audio-orale, la méthode actives, les méthodes audio-visuelles, l’observation et l’explication, les exercices structuraux et la lecture, les jeux didactiques et la conversation, le remue-méninges et le projet par équipes. L’expérimentation a été la méthode de recherche qui nous a permis la vérification de l’hypothèse. « La caractéristique la plus importante de l’expérimentation est d’être une méthode prédictive. Le chercheur peut indiquer à coup sûr que, dans certaines conditions, un certain phénomène arrivera régulièrement. » (www.academia.edu/5430829/08_Metoda_experimentală. Consulté en juin 2015)

L’expérimentation a représenté l’étape essentielle, il m’a fourni les résultats les plus importants pour la comparaison entre les deux types de méthodes d’enseignements utilisées dans la recherche.

La vérification de l’hypothèse impose également la prise en compte des variables suivantes :

  • variables indépendantes : le sexe des sujets et les méthodes utilisées;
  • variables dépendantes : la créativité, l’originalité, la flexibilité,
  • variables intermédiaires : le milieu familier, la situation socio-économique, le niveau de l’éducation, les types d’intelligence ou l’intérêt pour l’étude du français

Les résultats attendus

J’ai l’espoir que mon expérimentation aidera les enseignants de français dans leur démarche d’acquisition des compétences en langue étrangère chez leurs apprenants et qu’elle servira à l’amélioration de leur processus didactique. Je souhaite encore que les méthodes et les exercices y proposées inspirent mes collègues et les encouragent à ne pas renoncer à attirer de plus en plus d’élèves à étudier le français.

 

prof. Oana Bold

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